On consacre tant d’énergie à penser à demain. À prévoir, à planifier, à organiser…
Ou à rejouer hier, des scènes qu’on connaît par cœur.
En réalité, le seul moment qui existe vraiment, c’est celui que vous êtes en train de vivre.
Pourquoi est-il si difficile de vivre le moment présent?
Notre esprit adore se promener. Il saute du passé au futur, sans arrêt. Il ressasse ce qu’on aurait voulu dire,
puis s’inquiète de ce qui pourrait arriver. En effet, ce mouvement est humain, et pourtant, il nous éloigne du réel, ici, maintenant.
Vivre le moment présent demande un retour à soi, un peu comme lorsqu’on revient à la maison après une longue journée.
C’est choisir de revenir dans son corps, dans sa respiration, dans ce qui est juste là.
Lâcher le passé : quand l’hier devient trop lourd
Le passé… n’existe plus. On peut le revisiter, mais on ne peut plus le modifier.
Et pourtant, on le transporte souvent comme un sac trop rempli :
- les regrets,
- les comparaisons,
- les blessures,
- les phrases qu’on se répète.
Ces souvenirs sont comme des objets qu’on n’a jamais pris le temps de déposer.
Certains nous nourrissent, d’autres nous encombrent.
Honorer ce qui a été, oui. Mais s’y enfermer?
Non.
Vivre ici demande d’accepter que certaines histoires sont complètes.
Et que d’autres n’ont plus besoin d’être rejouées.
Le futur : un espace de possibilité… pas de résidence
Le futur n’est pas encore là. Il n’a pas de forme. Il n’est qu’un champ de possibles.
Planifier est sain. Espérer aussi. Mais habiter uniquement demain nous coupe de toute la beauté qui existe aujourd’hui.
On attend souvent “le bon moment” :
- Une fois la maison rangée, je m’y mettrai.
- Peut-être quand j’aurai plus de temps.
- Et quand les enfants seront grands, ou lorsque l’énergie reviendra enfin, la vie suivra son propre rythme.
Pourtant, la vie ne nous attend pas. Elle se déroule maintenant, sous nos pas.
Comment vivre le moment présent? Une pratique simple (+ bienveillante)
Le moment présent n’est pas une phrase de yoga.
C’est une pratique.
Ce n’est pas s’asseoir trois heures en lotus. C’est revenir. Encore et encore.
Voici quelques portes faciles :
- prendre une respiration consciente
- sentir ses pieds au sol
- observer une couleur autour de soi
- revenir à une texture, une sensation
- écouter le silence
Et pourtant, c’est imparfait, mais c’est réel. Le moment présent est un refuge disponible à tout moment.
Commencer la journée avec gratitude
Chaque matin, je choisis de dire merci. Pas un merci automatique. Un merci sincère, même minuscule.
Je dis merci d’être là. Pour la lumière, aussi. Et pour ce corps qui m’accompagne, chaque jour. La gratitude ne nie rien. Elle révèle. Elle nous ramène à ce qui existe déjà, au lieu de ce qui manque. Et plus on la pratique, plus elle devient un réflexe doux.
S’émerveiller : 4 à 5 fois par jour (c’est plus simple qu’on pense)
S’émerveiller, c’est revenir à ce qui est beau. Pas au spectaculaire, au simple.
Ça peut être :
- le soleil sur le comptoir
- une tasse chaude entre vos mains
- le sourire d’un inconnu
- une odeur qui rappelle l’enfance
- un silence qui vous dépose
L’émerveillement nous ramène au cœur de l’instant. Quelques secondes suffisent. C’est un geste qui change tout.
Vivre chaque journée comme si c’était la première
En réalité, j’ai décidé de vivre chaque journée comme si c’était ma première. Depuis ce moment, je choisis de laisser de côté les attentes et les scénarios. Peu à peu, j’avance avec curiosité et ouverture. Ainsi, tout devient plus simple, plus doux et plus vrai. Car, lorsque je ne traîne plus hier et que je ne cours plus après demain, je reviens enfin ici.
Alors, je goûte, je regarde, je respire. Et dans ce souffle, je vis. Finalement, ce simple choix change la couleur de tout.
Revenir ici, doucement
D’ailleurs, si vous lisiez ces lignes comme si c’était la toute première fois, que remarqueriez-vous autour de vous ?
D’abord, peut-être le silence. Ensuite, une odeur familière. Puis, la lumière qui glisse sur un mur. Et enfin, la présence douce de ce qui est là, simplement. En somme, le moment se déploie tranquillement, sous vos yeux.



